lundi 16 septembre 2013

9 je suis parti parce qu'elle se laissait aller


Elle était douce et languide, comme une colline paisible. Son calme me plaisait. J'ai l'esprit agité, elle me compensait bien. Jamais elle ne m'a tourmenté. Ma liberté était totale. La quiétude régnait au foyer.
Quand je rentrais à la maison, elle était là, silencieuse, allongée . Corps indolent, constance d'acier. J'aurais aimé, comme elle, n'être atteint par rien. Aucun événement, quel qu'il fût, n'altérait sa placidité. Les heures passaient semblables, dans un bonheur tranquille....

Mais il fut un moment où je dus constater qu'elle glissait, lentement, du calme au laisser aller. Je l'avais connue belle. Et sans pourtant  troubler notre sérénité,  elle changeait.

Lentement, mais sûrement.

A  ne jamais rien faire, elle se mit à gonfler. Son ventre d'abord. Puis son visage....Les yeux bouffis, ce n'est pas agréable...Inéluctablement, son corps se dégradait, sans qu'elle semble s'en inquiéter. Ces taches qui s'installaient, j'avais beau lui dire, rien n'y faisait.

Il y a des limites... Un jour ou l'autre, ces femmes là, on les quitte.
Pour moi, c'est quand les mouches sont arrivées.



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