samedi 25 février 2012

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1970
Bob Rafelson

mardi 21 février 2012

mélo mouillé

A force, on apprend à nager. A boire des tasses, sans suffoquer. A rouler dans la houle, sans efforts inutiles. A reprendre le cap, quand le temps s'est calmé. Mais on est parfois fatigué.
Et si... 
Une barque, tout près. On se hisse, pour se sécher. Le soleil chauffe.C'est bon de se reposer. Rester? Un peu de paix. Attendre et vivre un peu, en regardant le ciel. Si on voit des oiseaux,  la terre sera tout près. Elle dessine presque une ligne. Baisser sa garde, laisser filer.

Un choc. Quelque chose a heurté. Ouvrir les yeux, s'asseoir. Comprendre. On vogue, mais pour voguer, sans pouvoir s'orienter. Ni voile, ni compas. C'est bien, mais on est juste là. Et même sur un bateau, on est encore sur l'eau. 

On sait vers quoi on tend. Il faut se décider. Prendre une inspiration.
Plonger.

L'eau est froide et plus sombre. On n'est plus habitué. Avaler, tousser, cracher. Lever la tête. Pas d'oiseaux, pas de berge.  Rien qu'un horizon courbe, et une surface moirée. Au fond, on le savait. Mais on a essayé. Nager.

Nager. 

vendredi 17 février 2012


vide (mais bio)

mercredi 8 février 2012

bananniversaires

merci !
pff  j'en ai déjà eu un régime j' sais toujours pas quoi en faire

samedi 4 février 2012

37 l'odeur du garage

J'appelais ce matin  l'odeur du garage qu'il ramenait, au terme d' heures dures, couché entre le châssis et la dalle de béton, le corps isolé du sol froid par une lame de carton . Il ramenait sous ses ongles un peu de cambouis, éliminé ensuite par un brossage soigneux, en disant: "il faut un agent mouillant". Avec lui, le savon n'était pas du savon. Il me faisait sourire, mais j'aimais son regard sur les choses, dont il reconnaissait  l'intelligence. Celle, intrinsèque, des choses de la nature, ou des objets patiemment fabriqués. Il n'en oubliait pas la pertinence, ni l' ingéniosité. Respect et gratitude. Cette conscience me plaisait. Grâce à lui, l'inerte ne l'est plus tout à fait. Mes heures seules et sans lui s'habillent d' échanges muets.

Depuis, je n'ai pas connu d'homme plus offensif. Pas de résignation. Compter avant tout  sur lui même pour obtenir ce qu'il voulait. Pas par fierté, il n'était pas obtus, et gardait de l'humilité. Elle lui servait à progresser.  Insatisfait, il ne cherchait aucun responsable. Et n'était pas victime.
Il voulait s'éprouver. Non qu'il ait prétendu tout maîtriser. Il préférait l'analyse, qui mène à l'action efficace. Les obstacles?  Des aléas. Les échecs? Des tremplins. Je l'ai vu fatigué, jamais découragé. 
Libre arbitre et lucidité. Qui me laissaient la place que j'avais choisi d'occuper. J'aurais pu, sans doute,  mieux la prendre. Je n'en avais pas la nécessité. J'en ai plus aujourd'hui. Je m'attache à cette liberté.
Mais il me manque.
Je cherche en vain depuis cette virilité là.
Puiser en moi les ressources, si elle ne se représentait pas.

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