dimanche 15 mai 2011

33 en mai


Aujourd'hui, c'est son anniversaire, j'ai donc encore un peu vieilli. S'il y avait un paradis, à mon jour J, j'aurais l'air fine. En face de lui, toute décatie? Je préfère m'en passer, du paradis.

Laisse tomber l'éternité.

En mai, fais ce qu'il te plait.

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2 commentaires:

  1. si il y avait un paradis, je pense qu'on y vieillirait aussi. Peut-être que c'est toi qui le trouverait changé...

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  2. Petite, j'imaginais le paradis comme une prairie fleurie, comme une planche de Martine à la campagne, comme un lieu trivial, rond , où l'on pouvait se vautrer, doigts de pieds en éventail. Plus tard, j' appris_par qui?_ qu'on y montait en laissant sa dépouille, emportant une âme assainie, libre de turpitudes. Je nous imaginais, tous, flottant, indéfiniment, comme des bulles, vêtus de blanc, nous croisant sans paroles, avec, au dessus, le barbu, couvant, entre deux nuages cotonneux, ses brebis apaisées. Voilà donc ce qu'on nous souhaitait après. Comment vivre sans corps? Les avatars,peu à peu, crevant leurs bulles, s'entassèrent dans un bocal, que je ne voudrais pas occuper.

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