dimanche 10 octobre 2010

cortex

J'ai choisi la plupart des images de ce blog parmi une multitude, avec une grande rapidité, pour leur beauté ou leur justesse. L'hippocampe* qu'on trouve quelques billets plus bas m'a fait une impression si forte, à la limite de la peur, que j'ai voulu explorer ce choix. 






Il est certain que j'ai trouvé immédiatement, dans l'expression de cette figure, non pas une ressemblance, mais une attitude, une façon, qui collait parfaitement à l'homme qui motivait ce texte. Puis j'ai constaté que l'objet est d'abord, avant un hippocampe, une pièce d'échec. La conclusion pourrait être facile. J'ai consulté ensuite les caractéristiques biologiques de cette espèce aquatique, qui pourraient également donner lieu à des constructions sans intérêt. Ensuite, j'ai découvert que l'hippocampe est autre chose qu'un animal.


L'hippocampe est une structure paire, qui auparavant faisait partie du cortex ; appartenant au système limbique (groupement de cellules cérébrales qui contrôlent les émotions), et située à la face interne du lobe temporal au-dessus de la cinquième circonvolution (replis du cortex) temporale. Il se compose: du subiculum, de la corne d'Ammon et de la substance grise du gyrus denté. Il joue un rôle important dans la mémoire déclarative , la navigation spatiale et l'orientation dans l'espace grâce notamment aux cellules de lieu et aux "grid cells". L'hippocampe est aussi connu pour son activité de neurogenèse. La mémoire déclarative, aussi appelée parfois mémoire explicite, concerne le stockage et la récupération de données qu'un individu peut faire émerger consciemment puis exprimer par le langage. Elle est responsable de la mémorisation de toutes les informations sous forme verbale, c'est-à-dire celles que l'on peut exprimer avec notre langage. Elle est complémentaire de la mémoire procédurale qui permet l'acquisition et l'utilisation de compétences motrices, telles que faire du vélo ou pratiquer un sport. Il existe deux types de mémoire déclarative: 

La mémoire sémantique,mémoire des faits et des concepts théoriques qui n'a pas de lien avec le temps et l'espace (exemple: savoir qu'une pomme est un "fruit").

La mémoire épisodique, mémoire grâce à laquelle on se souvient des événements vécus avec leur contexte (date, lieu, état émotionnel). 
Selon une étude faite en 2006 par une équipe de l'INSERM dirigée par Francis Eustache et Pascale Piolono, l'hippocampe serait en fait le siège de la mémoire épisodique à long terme, c’est-à-dire l'ensemble des évènements de l'existence dont le souvenir a été conservé. L'hippocampe ne serait donc pas une simple machine à fabriquer des souvenirs stockés ensuite ailleurs, mais bien le siège de ces souvenirs et ceci tout au long de la vie. Cette étude a été faite sur des femmes volontaires, dont le mari avait fourni, pour chacune d'entre elles, cinq souvenirs précis, étalés de l'enfance jusqu'à une période récente. Lorsque les chercheurs ont réactivé ces souvenirs par des indices, ils ont observé que l'hippocampe de ces femmes s'active et d'autant plus fortement que ces souvenirs étaient précis (détails, couleurs, odeurs). 
On se heurte ensuite à un enchaînement typique de Wikipédia.
Néanmoins, l'activation de l'hippocampe au cours de cette tâche traduit très probablement que cette structure cérébrale joue un rôle dans les processus de rappel, c'est-à-dire de récupération de la trace mémorielle. Cela ne signifie absolument pas que l'hippocampe est le siège de la mémoire à long terme. Il est d'ailleurs connu depuis quelques années qu'avec le temps, cette trace quitte l'hippocampe pour siéger dans le néocortex (Bontempi et al., 1999).


Que faire de tout ça? Comment trier? J'ai au moins appris un peu. Il reste, quelques soient les liens à dénouer pour m'expliquer le malaise que m'a procuré cette image, que cet hippocampe résonne encore d'une singulière poésie, qui s'est enrichie de l'imbrication de tous ses sens possibles. Cela vaut toutes les introspections.



*mauvais cheval 2 octobre 2010









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