mardi 10 août 2010

viens quand tu veux


Passe donc un de ces quatre.
Le quatre, ni une, ni deux, je rapplique.
Pas un chat. J'ai du me tromper de mois.



Viens quand tu veux.
Là, c'est plus difficile. Maintenant? Ce soir? Demain? Quel est le délai tolérable? Vous voilà responsable. Le viensquandtuveux vous victimise. Vous met dans le besoin, parano que vous êtes. Le viensquandtuveux n'ouvre pas sa porte.Le viensquandtuveux, c' est le palier de l'abîme généreuse. Le puits sans fond de l' à toi de voir. Et vous êtes là, avec cette multitude de possibilités. Celle, gênée, d'un indisponible. Celle, catégorique, du ah non, là ça ne va pas, juste quand vous y êtes. Celle de celui qui, chez lui, n'entend pas la sonnette. Celle de celui qui pense que vous ne viendrez pas. Celle de celui qui n'est jamais là.  Celle dont vous n'avez pas l'adresse. Celle ou vous n'oserez pas, que vous allez regretter. Celle qu'on a lancée comme ça. Celle d'une place occupée, qui n'était pas la vôtre. Celle pour qui vous savez que c'est la dernière fois. Celle, fermée, pour cause de décès.Vous exagérez. Vous voulez être vraiment invité. Voilà votre orgueil. Qu'on ait souhaité votre arrivée.Qu'on en décide, avec date et heure à la clé.

Vous voulez qu'on vous aime. Vous êtes mal barré.


ben quoi merde, allez y !

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