mercredi 11 août 2010

nanar...bre




Pour mettre à jour ma filmographie du deuil, et plus précisément du veuvage précoce, je suis allée voir, ce matin, "l'Arbre" de Julie Bertucelli, adapté du best-seller de Judy Pascoe," l'Arbre du père".
Figurez vous qu'on ne m'a pas tiré une larme. On s'ennuierait même profondément, tant les poncifes s'enchaînent, si l'arbre en question _arf, le père réincarné_ n'était pas si magnifique, comme les paysages. 
Charlotte Gainsbourg, qui décidément se fait une spécialité du film à pathos, est plutôt bonne actrice, mais le scénario est si convenu qu'elle est tout de même exaspérante. C'est vrai quoi, retrouver un mec, plutôt bien gaulé en plus, au bout de huit mois, et ne pas être capable de s'y tenir, faut être vraiment nulle. Le jour ou elle se décide à coucher avec lui, une énorme branche  s'abat sur la maison, pile sur sa piaule. Evidemment, le nouveau mec, la môme ne peut pas l'encadrer. On ne sait rien sur lui, le pauvre, à part qu'il est brillant bricoleur : ben ouais, Charlotte, elle sait rien foutre, elle fait même pas les courses. Bien sûr, le cadet, qui devrait parler ,reste bloqué au stade anal (ses premiers mots seront finalement "je ne veux pas mourir", ben voyons). L'arbre lui, prend toute la place et fait chier tout le monde, y compris les voisins. Si c'est pas clair, ça, demandez moi.
Seul l'ado, que toute cette histoire gonfle profondément (il pisse sur l'arbre), est parfaitement plausible, avec quelques détails: quand Charlotte pleure dans son lit par exemple, ça on y croit. Dingue.
 Comble du lieu commun, le faux héros du film  finit déraciné par un cyclone, et ç'est là qu'on sait que toute l'équipe, qui s'arrache aussi, a quasi fini son deuil. Bon j'avoue qu'à ce moment là j'aurais presque chialé, mais parce qu'il était vraiment beau cet arbre.

Je découvre à l'instant que Julie Bertucelli est veuve. Ben merde alors.
Chacun son truc.

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