lundi 11 janvier 2010

Chap 13 COUP D'ETAT

Bien des choses ont changé.

Après sa mort, je découvrais, jour après jour, nos habitudes. Chaque redite, impossible, était un crève-coeur. Il fallait des réformes.
La première fut culinaire. 
Sa précision l'imposait, en maître, sur quelques combinaisons; il régnait sur les sucres lents. Dans ce domaine, je me tenais en retrait, ayant d'autres cordes à mon arc.
Je ne fus pas diplomate. Mesure extraordinaire!
Magret haricots verts.

Pleurs, cris, une véritable mutinerie. Le magret, c'était RIZ
Comme Papa.
J'ai résisté. Je ne le regrette pas.

J'ai pris, dans la foulée, le pouvoir sur les pâtes.
Le spaghetti, avec lui invariable en marque, texture, saveur, tombe en désuétude. Tagliatelles, farfalles, tortellini, fusili,  nos horizons sont  aujourd'hui plus divers...autant que les commentaires. Le dernier fut, hier, de mon fils:

     "al pas cuit"


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